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Histoire

Canton de Bourgogne, Ă  11 km de Bourgogne, Ă  17 Km de Reims, 50 km de ChĂąlons et 172 de Paris.
Le village est situé entre deux bras de la Suippe  qui y forme plusieurs ßles.
A l’origine Insula Super Suppia (XIùme siùcle), au XIIùme siùcle Ileum.
Le site était déjà occupé 450 avant J.C.
Lors des travaux de terrassement rĂ©alisĂ©s pour la crĂ©ation de l’autoroute A34, des vestiges d’habitat datant du premier siĂšcle avant notre Ăšre, du second siĂšcle aprĂšs J.C. et des IXĂšme et XĂšme siĂšcle ont Ă©tĂ© mis Ă  jour.
Altitude : min. 74 mÚtres Max : 136 mÚtres
Population : en 1844 : 646 habitants, 1880 : 790, en 1888 : 802, 1892 : 773, 1911 : 630, 1923 : 431, 1934 : 462 , 1982 : 713, 1990 : 635, 1999 : 661, 2016 : 844, 2017 : 898, 2019 : 928.
Saint patron : Saint Remi
FĂȘte annuelle le dernier dimanche de septembre. La pĂ©riode de la fĂȘte a Ă©tĂ© modifiĂ© pour tenir compte des vendanges.
La superficie  du terroir (en 1934) était de 1205 hectares en 2022 : 1239 hectares
L’église est dĂ©diĂ©e Ă  Saint Remi. La tour romane carrĂ©e portant sa flĂšche date du XIIĂšme siĂšcle
EncadrĂ©e par quatre clochetons couverts d’ardoises. Le reste de l’édifice, originairement du XIIIe a Ă©tĂ© remaniĂ© Ă  plusieurs Ă©poques, le portail et la nef ont Ă©tĂ© rebĂątis Ă  la fin du XIXe siĂšcle
A cette Ă©poque le village a Ă©tĂ© acquis par les religieux de l’abbaye bĂ©nĂ©dictine de Saint Remi de Reims. L’église fait partie du circuit des Ă©glises consacrĂ©es Ă  ce Saint.
Un vitrail, un bas d’autel du baptĂȘme de Clovis et un autel lui sont consacrĂ©s.
Trois nouvelles cloches ont remplacé celles volées par les Allemands.
Dans le mur de la sacristie, une pierre tombale enchùssée rappelle la mémoire de Docteur Urban décédé à Isles sur Suippe le 20 janvier 1839. Il avait enrayé une épidémie de choléra à Bazancourt.
On remarquera les nombreuses statues dont une polychrome de Saint Nicolas (XVIÚme), un Christ  (XVIIIÚme) dans le carré du transept, de superbes orgues de Merklin et Fortin (1931)
L’horloge à poids de 1922 continue à sonner les heures !
Village situĂ© sur une voie de liaison importante, un relais de poste royale y a Ă©tĂ© crĂ©Ă© au XVIIĂšme siĂšcle. L’ancien relais de poste deviendra un restaurant qui recevra de nombreuses cĂ©lĂ©britĂ©s : Le tzar Pierre 1er le Grand en 1717, NapolĂ©on de retour de Waterloo en 1815, l’empereur a d ‘ailleurs rĂ©glĂ© son gĂźte et son couvert avec quatre piĂšces de 40 lires en or sur laquelle figure le portrait de Marie-Louise devenue duchesse de Parme ! Bismarck y fit Ă©tape en 1870. Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle y fit Ă©tape le 22 avril 1963.
Aujourd’hui un hĂŽtel restaurant, rue de Rethel et une chambre d’hĂŽte situĂ©e prĂšs du moulin du siĂšcle dernier accueillent les touristes de passage dans la rĂ©gion.
La Villa des Rosiers construite en briques possÚde de trÚs belles décorations et balcons ouvragés.
La Suippe canalisĂ©e a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour fournir, grĂące Ă  deux chutes d’eau artificielles, de l’énergie Ă  la filature et au moulin
Le moulin PavĂ©, ou ancien moulin aurait Ă©tĂ© construit en 1853. La retenue de l’eau est toujours visible de nos jours.
Le 20 octobre 1899, un ballon d’expĂ©riences montĂ© par trois officiers militaires, atterrit dans la  commune au lieu-dit La graviĂšre.
En 1911 :
Le Maire était : Gobreau Henri
Adjoint : Germain
Conseil Municipal : Jurion E., Forget Emile, Dauphinot S., Cangand J.N., Mazuet A. , Hurault François, Ribouleau C., Guernier E., Chopin Charles.
Electeurs : 186, 180 maisons, 237 ménages
Superficie du terroir : 1238 hectares dont 1100 en terres labourables et 79 hectares en bois
Activités principales : culture, laine et tissage à la main
Curé : Collier
Instituteurs : Jacquet, Mademoiselle Coltier
Caisse d’Epargne, succursale de Reims
Passage du facteur 8 h du matin et 2 h de l’aprùs midi
Receveur des Postes : Floquet
Sapeurs Pompiers : 31 Forget lieutenant, Moreau sous-lieutenant
Garde champĂȘtre : Brisset Gaspard,
Chef de Gare : Jacob. La halte Ă©tait un simple arrĂȘt pour les voyageurs.
A noter qu’il y avait deux passages Ă  niveau : Sur le chemin rural de PrĂ© de Pomacle Ă  Isles sur Suippe et sur le chemin vicinal d’Isle Ă  Boult sur Suippe.
Un pont métallique de 9,50 m de débouché sur la Suippe.
PropriĂ©taires d’automobiles : Van Der Linder, Beaudier,
Bouchers : Lebrun, Legros
Brasserie et cidrerie : B ellavoine
Battage à vapeur : Entreprise Guillaume Louis.
Cafés : Gesson, Charlier, Lebrun, Paille.
Charcuteries : Nassogne, Pace
Charpentier : Bodart
Cordiers : Enslé, Heintz-Vignon.
Courtiers en vins en gros : VuillonA., Gobreau H.
Couvreurs : Juron FrÚres
Cultivateurs : Billard, Caqué-Hotte, Chopin, Dauphinot, Forget, Galland, Gangand, Guernier, Guillaume-Lemarteleur, Jurion, Hurault, Lemarteleur, Moreau, Veuve Pocquet, Pocquet Jules.
Entrepreneur : Nottin Fils
Epicerie Mercerie : Etablissements Goulet-Turpin Succursale N° 38
Charpentier, Lefevre, Moreau.
Fromages : marchand de Fromage Moreau
Grains : Madame Chopin-Moreau
HÎtel ; Thiry A.
Maçons : Camus, Mascret
Maréchal-Ferrant : Collard
Menuiserie : Demogue
Meunier : Mazuet A.
Monuments funériaires (sic) : Camus, Nottin
Paille et fourrages : Madame Chopin-Moreau
Paillons : fabrique de paillons : Deck André
Peintre en bùtiment : Camus Fils, PÀille.
Pépiniériste : Chopin
Porcs : Marchand de porcs : Gouvernal Fils.
Propriétaires rentiers : veuve Beaudier, Boutillier, François, Veuve Galland, Hurault-Baudet, Jurion, Veuve Lebrun, Sanvoisin, Thomas, Thiry, Van Der Linder.
Quincailliers : Jurion FrÚres
Tabac : Devillers Ernest
Tissages de laine peignée : Français, Lallement et C°, Sacy A. et Fils
Abonnés au téléphone : Bellavoine F. tél N° 7, Gobreau H. tél. N° 6, Lallement et C° tél. N°4
Mazuet A.. Tél. N° 5
A noter que le tissage Lallement (usine du PavĂ©), avait une ligne tĂ©lĂ©phonique privĂ©e, reliant sa turbine Ă  la production d’énergie.

En 1913, la production s’élĂšve Ă  10000 hectolitres.
La brasserie sera détruite lors de la guerre de 1914-1918.
Dans les annĂ©es 1920, elle fera l’objet d’une reconstruction en bĂ©ton armĂ© modernisĂ©e, pourtant elle sera victime de l’industrialisation et fermera en 1933 Ă  la suite d’un crime familiale.
La propriété du patron sera occupée lors de la seconde guerre et deviendra Kommandantur. Elle sera incendiée en septembre 1944.
La salle de brassage et les autres bĂątiments seront dĂ©molis en 1993/1994. Il ne reste aujourd’hui que le volant poulie du moteur Ă  gaz pauvre exposĂ© sur la place de la brasserie au cƓur du village.
La localitĂ© est aux trois quarts dĂ©truits lors de la guerre 1914-1918. Les troupes françaises reprirent possession de la commune le 7 octobre 1918 aprĂšs un combat acharnĂ©, le village bĂ©nĂ©ficiant d‘un systĂšme fortifiĂ© construit par les Allemands.
Le monument aux morts sera construit par les monumentalismes Robert et Rombaux
Il y a prÚs de 90 ans, en 1934, la commune comprenait 91 maisons, 135 ménages, 462 habitants
Le maire était : M. Dauphinot
Adjoint : Lemarteleur M.
Conseillers municipaux :
Regnault J.B., Vignon J., Chopin Charles, Forget E., Demogne ., Viseneux,  Moreau R., Thiery A.,
Chef de gare : Thiblet
Cantoniers Postat, Yvernaux.
Garde champĂȘtre : Glatigny
PropriĂ©taires d’automobiles : Bellavoine P., Dauphinot M., Dauphinot R.,Guillaume J., Jurion H., Lallement  F., Mazuet, Racaud, Thiry A., Vignon J, Vuillon R.,
Boulanger :  Chrétien E.
Brasseur : Bellavoine.
Cafés : Cahouzard J., Lebrun G., Mertens F., Perilleux J. Postat A., Stennevin O.
Coiffeur ; Postat 10 rue des Poulets
Couveur : Jurion H.
Cultivateurs : Bodart L, Chopin Charles, Dauphinot L., Sauphinot-Boulchel, Dolhem H., Forget E., Guernier-Sumonnot, Langlois A., Lamarteleur M, Moreau R., Regnault J.B., Tourte L., Viseneux E..
Fruitier : Adam L.
Garagistes ; Jennesseaux A. , Maillard R.
Graines et Fourrages : Veuve Bringard-Moreau
Epiceries et merceries :
Succursale N° 38 Goulet-Turpin
Succursale N° 522 Comptoirs français, tenue par Decary E.
Maçonnerie : Entreprise Camus
Maréchal-Ferrant : Bué
Menuiserie : entreprise Lallement
Meunier : Mazuet
Peintre : Stennevin
PropriĂ©taires rentiers : Dardenne O., Fleury C., Jacot-Paulin, Juppin, Mme Misset, Moreau Emile.  Rouleau, Rousselet A., Rouy A.n SainĂčont, Thiry A.
Représentant de commerce : Vuillon
Tabac : Grouselle M.
Sont reliés au téléphone : Dauphinot R. tél N° 11, Bellvoine Tél. N° 3, Veuve Bringard-Moreau Tél. N° 4, Lallement Tél. N° 7, Mazyet Tel. N° 2, Vuillon Tél. 1.
Abonnés au téléphone en 1950
Au planteur de CaĂŻffa, alimentation TĂ©l. 19
Charlier Marius  Tél. 13
Corvisier Robert Tél.   7
Dauphinot Robert agriculteur TĂ©l. 11
Dolhem Charles Maire Tél.   4
Garage de la Suippe TĂ©l. 10
Grimonprez  alimentation café Tél.   6
Jennesseaux  garagiste Tél.   9
Maugeat Robert   agriculteur  Tél.   6
Mazuet Robert Tél.   2
Opalska Stanislas boucher TĂ©l. 13
Quiquet Robert TĂ©l. 14
Regnault Fernand  cultivateur Tél. 17
Segura José  Entreprise Générale de Bùtiment Tél .  8
Vuillion Raoul  représentant en vins Tél.   1

Ecarts de Isles sur Suippe :
La Gloye Ă  1,5 Km N.O.
Le passage à niveau à 2,4  Km à l’O.
Chemin de l’Ecaille
La vieille foulerie Ă  2,8 km.
Le moulin Pavé moulin en bois  construit en 1853 a brûlé lors de la Grande Guerre.
Aujourd’hui le moulin appelĂ© de Chignicourt, situĂ© au bout de la rue du Piquelet, Ă  cheval sur deux bras de la Suippe date de 1921. Agrandit vers 1950, n’étant plus concurrentiel, cessera son activitĂ© dans les annĂ©es 1980 aprĂšs deux incendies successifs. Aujourd’hui des personnes souhaite une autre vie au bĂątiment.
En 1993 on met en place une dĂ©viation qui en emprisonnant d’importants blockhaus servant aux allemands en 1914-1918, permettra de rĂ©duire presque nĂ©ant les plus 12000 vĂ©hicules/jour qui traversaient le village en 1990 !!!!
En octobre 1993 des fouilles archĂ©ologiques ont eu lieu sur le site des Sohettes, elles permettent de dĂ©couvrir un important champ d’urnes funĂ©raires, enclos, puits, silos et beaucoup de structures en creux, datant du 1er siĂšcle avant J.C et du 1er siĂšcle de notre Ăšre.
En 2016, les archĂ©ologues dĂ©couvrent un vrai mystĂšre. Au fond d’un puits construit vers 100 ans avant J.C. des ossements de six bovidĂ©s, d’un cheval et d’un jeune homme, la dĂ©pouille de l’homme semble avoir Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e sur les carcasses animales, l’énigme et le mystĂšre restent entier, car on n’enterrait jamais les Ă©leveurs avec leur bĂ©tail.
La proximitĂ© d’activitĂ©s du secteur secondaire a transformĂ© un emploi initialement rural vers un emploi Ă  majoritĂ© industriel.
La construction de l’A34, a rapprochĂ© la commune de la ville de Reims et de sa gare T.G.V., ce qui dĂ©veloppe aujourd’hui son caractĂšre rĂ©sidentiel.
On peut dire que cette commune grĂące Ă  la Suippe qui apporte un cadre bucolique, complĂ©tĂ© par l’existence de forĂȘts aux abords immĂ©diats et aussi grĂące Ă  la volontĂ© de la municipalitĂ© et des associations, Isles sur Suippe demeure plus que jamais, un village oĂč il fait bon Ă  vivre.

Le blason

D’azur fleur-de-lys, d’or 
A une croix  d’argent brochant sur le tout 
TimbrĂ© d’une colombe du mĂȘme portant l’Ampoule en son bec.

Ce joli blason orne nos plaques de rues ; ce n’est pas l’emblème historique de Isles, mais le blason de Saint-Remi, patron de l’église paroissiale.

L’ensemble Ă©voque naturellement le sacre des rois de France Ă  Reims, depuis le baptĂȘme de Clovis par l’évĂȘque Remi :

  • Le fond de maison d CapĂ©tiens : Azur (bleu) fleur-de-lisĂ© d’or.
  • La croix chrĂ©tienne d’argent (blanc) est la marque de l’ArchevĂȘque de Reims Ă  qui Ă©choit le privilĂšge du sacre.
  • La Colombe d’argent (ou tourterelle) tenant en son bec la sainte ampoule rappelle la légende du BaptĂȘme de Clovis, oĂč la foule Ă©tait si dense que Remi ne pouvait se frayer un passage jusqu’à la fiole d’huile sainte ; or, la colombe fondit du ciel et vint Ă  son secours, saisissant en son bec le saint objet pour le dĂ©poser dans la main tendue de l’officiant
 marquant la volontĂ© divine de voir sacrer dĂ©sormais Ă  Reims les rois de France.

Pendant plus de mille ans, tous les rois y furent sacrés, sauf le bon roi Henri IV. Napoléon Bonaparte dut se contenter de Notre-Dame de Paris pour organiser son propre sacre impérial.

Pourquoi ce blason Ă  Isles ?

D’aucuns ignoraient peut-ĂȘtre que Saint-Remi est le patron de l’église paroissiale ; les religieux de l’Abbaye BĂ©nĂ©dictine de Saint-Remi de Reims avaient acquis dĂšs le XII Ăšme siĂšcle – date de la construction de notre Ă©glise de Isles – la seigneurie temporelle du village
 qui n’était pas encore une commune !
 Le Seigneur de Isles était donc l’AbbĂ© de Saint-Remi, et il Ă©tait dĂšs lors naturel – et historiquement, parfaitement juste-que le Maire et son Conseil choisissent de frapper la marque de Saint-Remi sur les nouvelles plaques de rues de la commune – vers 1970.

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